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Jeûne Vitalité Expérience

Centre professionnel
de la remise en forme

Parrain marraine, je vous aime

D’abord Arlette. À qui je dois la vie, et ce à de nombreuses reprises. Ce n’est certes pas elle qui m’a mis au monde pour mon premier souffle mais elle a su ressusciter la flamme à chaque épreuve traversée. Arlette a toujours été présente à mes côtés dans les moments clés malgré les 5000 kilomètres qui nous ont toujours séparés. Respirer renforce l’immunité.

Juillet 1966. Je n’ai pas encore quatre ans. Mon papa décède deux mois plus tôt. Il avait 32 ans. Putain de camion. Le moindre souvenir de cette triste journée est ancré dans chaque cellule de mon corps et de mon être. En mai 1966, ma mère se retrouve donc veuve à l’âge de 30 ans, avec trois enfants en bas âge. En juillet, l’idée est de la sortir de l’anéantissement en prenant la direction d’Hossegor sur la côte atlantique. Je suis dans les bras de ma cousine Dominique, déjà bien robuste pour une jeune fille de 14 ans. Dominique est balayée par une vague que l’on appelle tantôt lame de fond, tantôt baïne, tantôt rouleau de bord tantôt shore break. Bref elle me lâche et je coule comme une boule de pétanque. Marraine Arlette, jeune femme d’une beauté éclatante, 22 ans, grande sportive devant l’Éternel, observe la scène, prend ses repères en une fraction de seconde et d’un crawl parfait puis d’une plongée sans fin, me récupère, comme on cueille une fleur. Je trônais, racontera-t-elle ensuite, comme un pacha, assis en tailleur sur le sable, totalement serein à six mètres de profondeur..

Des années plus tard, je pratiquerai la plongée sous-marine et retrouverai à chaque descente la même sérénité. Aujourd’hui, dès que l’occasion se présente, je vais à Menton profiter des bains de mer, plutôt de novembre à mars. Le froid renforce l’immunité.

Avril 1969. Je chope une bactérie à moitié mortelle : 50% des gens en réchappent, 50% en meurent, les intestins dévastés pour les uns comme pour les autres. Après trois jours de coma, le toubib impuissant propose à ma mère de ne rien lâcher côté prières. Une fois le miracle accompli, ce même médecin propose à ma mère de me guérir... par un jeûne long de trois semaines. J’ai sept ans. C’est ma marraine Arlette qui m’a tenu la main durant ces trois jours d’absence comateux, en alternance avec celle de ma grand-mère. Quel bonheur de ne plus vivre le manque d’aliments comme une menace existentielle ! Outre l’eau et la tisane, j’avais droit à un petit sachet d’argile blanche dilué matin midi et soir.

Durant toute ma scolarité, ma matière préférée fut la biologie. La Fac de bio puis celle de médecine n’ayant pas répondu à mes attentes, je suis devenu naturopathe, avec deux spécialités : les maux du ventre et l'encadrement de séjours de jeûne associé à la randonnée pédestre. Le jeûne et l’activité physique oxygénée renforcent l’immunité.

Juillet 1972. J’ai dix ans. Vacances j’oublie tout, la Méditerranée comme décor. Course d’optimiste. Je suis inscrit d’office. Je ne suis jamais monté sur le moindre bateau de ma vie. Alors que tous les concurrents franchissent la ligne d’arrivée, je suis toujours sur la ligne de départ, bataillant encore après 2h30 d’effort pour enfiler le gouvernail que je n’arrive pas à arracher hors de l’eau. Humiliation totale. Échec violent. Tremblant de froid, de honte et d’un début de complexe. Pour me féliciter des efforts fournis, Arlette m’emmène le soir au restaurant, seul en tête à tête. Et là, durant 1h30, j’ai pris une leçon de management qui deviendra, avec le temps, le socle de toutes mes réussites futures. Chaque mot, chaque silence, chaque respiration, chaque regard appuyé, tout, j’ai tout capté. Elle a tout donné ce jour-là ma tata ; elle m’a percuté. Arlette, en fin de pizza, me propose de me servir de cette expérience pour détricoter toutes les causes de mes futurs échecs. Ce que je fis tout au long de ma vie et ce que je fais encore, du haut de ma soixantaine largement dépassée.

Durant des années, j’ai travaillé comme auditeur et formateur en management puis j’ai créé au sein de mon cabinet Orgone le concept de pédagogie motivationnelle. Partager une vision, développer un projet, penser objectif, réfléchir stratégie renforcent l’immunité.

Juin 1976. Pas tout à fait 14 ans. Élève sérieux, appliqué, limite laborieux. Mes résultats sont bons. Mon entrée en seconde en septembre prochain dans un des meilleurs lycées de France est validée. Mon ami d’enfance Éric et son papa me proposent un projet extraordinaire. Ma mère s’y oppose fermement. Ce week-end sportif à Paris pourrait nuire gravement à ma santé mentale. Arlette a mis une rouste verbale à sa sœur aînée (ma mère) qui s’est inclinée instantanément en deux sets 6/0 6/0.

Durant ma vie, j’ai ouvert toutes les portes qui se présentaient, j’ai embrassé, parfois trop rapidement, tant de projets et parfois la frustration inhérente à l’échec envahissait mon espace vital. Mais je ne regrette rien, chaque idée développée et/ou concrétisée s’est avérée une marche de plus vers l’expertise puis vers la sagesse. Se protéger des pressions extérieures, évaluer les risques, prendre une décision, agir, écouter son cœur et aller là où il dicte d’aller, renforcent l’immunité.

Juin 1978. Les téléphones portables n’existent pas. 16 ans. Arlette et Gaby me donnent rendez-vous à Zermatt. Je n’ai qu’à prendre le train. Jean, t-shirt, sabots. Juste de quoi payer mon billet. Pas un franc de plus. Ma grand-mère m’a enseigné ceci : “qui a une langue ne se perd jamais”. Suis arrivé à bon port après 12 heures de trajet en train. Le lendemain matin, un mètre de poudreuse dans la station. Sabots, t-shirt, jean. Quand on est jeune, on craint dégun ! Quelques années plus tard, je recevrai l’enseignement de Maurice Daubard et serai initié au yoga toumo. Quel bonheur de ne plus vivre le froid comme une menace existentielle ! Quelle sensation de puissance quand l’immunité circule en nous librement !

1961. Gaby rencontre Arlette ET Arlette rencontre Gaby. Un coup de foudre qui balayent les 14 années qui les séparent. Rien d’autre ne les séparera, pas même la mort. Unis d’amour durant 75 ans. Te voilà seule aujourd’hui Arlette et je pense à toi et à ce qu'a été votre vie. Car vous l'avez vécue ensemble votre vie commune et c'est merveilleux. Vous avez battu bien des records d'amour durable et intense ! Quand la vie devient fade, sans intérêt, qu'elle perd de son sens, on a tendance à se replier. C'est probablement ce que ta discrétion semble dire aujourd’hui. Je t'embrasse comme je t'aime, très fort. Quant à Gaby, il s’en est allé discrètement, presque centenaire. Il m’a appris à avoir confiance en moi, à cultiver l’estime de soi, m’a indiqué des fondamentaux que j’entraîne chaque jour, m’a conseillé la discrétion (là je dois bien l’avouer, j’ai failli et cela m’a coûté très très cher), m’a fait rencontrer le beau, m’a protégé de l’horreur dont est parfois capable l’humanité. Merci Parrain. Merci Marraine.

Sur mon chemin de vie, j’ai rencontré des personnes qui m’ont profondément et puissamment marqué de leurs valeurs, comme on marque un taureau au fer rouge. Nonna ma grand-mère chérie, Camille qui m’aura transmis les valeurs professionnelles les plus fondatrices pour moi, et puis enfin Pierre qui aura su m’aimer comme un papa.

À tous ces personnages qui ont structuré et musclé ma colonne vertébrale, j’adresse ici mes remerciements les plus sincères. L’Amour renforce l’immunité.