Le sommeil traité par Danièle BOUSSARD

Extrait du Guide du Sommeil, publication de la société PB Consulting

a danielle Boussard

Définition du sommeil : c’est l’état physiologique temporaire pendant lequel la vigilance est abolie et le métabolisme de base ralenti. C’est un processus dynamique d’adaptation en fonction des besoins de l’organisme.

Caractéristiques d’un bon sommeil : l’endormissement est rapide (da,s le 1/4 d’heure) et il n’y a pas d’éveil ou alors juste avant la fin de la nuit

Caractéristiques d’un mauvais sommeil : l’endormissement est difficile (55% des personnes), le sommeil est léger (40% des personnes), le réveil est accompagné de la sensation de ne pas être reposé (60% des personnes), le sommeil est accompagné de phases nombreuses d’éveil (57% des personnes), le réveil est précoce (40% des personnes) et ces différents signes se répètent 4 à 7 jours par semaine

Besoins de sommeil : Ils sont quantifiés par la quantité de sommeil nécessaire pour être en forme le lendemain matin et sont particulièrement individuels : ils dépendent de la quantité de sommeil nécessaire pour récupérer et se sentir en forme dans la journée
Aux besoins du sommeil sont associés les notions de bon et de mauvais dormeur :

Le bon dormeur peut s’endormir même après des excès de table, sur un sol dur par exemple en camping. La qualité du sommeil est rarement perturbée hormis suite d’un choc affectif et cette perturbation est passagère.

Le mauvais dormeur voit son sommeil altéré par des excès de table, un événement imprévu, le stress de la vie quotidienne, le moindre changement d’emploi du temps ou de lieu d’endormissement. Pour autant, ce n’est pas un insomniaque.

Chapitre 1 : Régulation du sommeil et rythme circadien

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Chapitre 2 : Les cycles du sommeil

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Chapitre 3 : le rôle du sommeil

  • Régénération cellulaire
  • Renforcement immunitaire
  • Croissance
  • Maturation cérébrale
  • Nettoyage des déchets du cerveau
  • Mise au repos énergétique et métabolique
  • Stimulation hormonale
  • Mémorisation et apprentissage
  • Amélioration de l’humeur et du comportement
  • Augmentation de la vigilance

Chapitre 4 : Stress et sommeil

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Chapitre 5 : Sieste, travail en poste et décalages horaires fréquents, fonction des rêves

51. La sieste

C’est le plus important des synchroniseurs naturels du rythme circadien mais pas après 15h : 20 minutes de sieste compensent les conséquences d’une nuit de privation de sommeil. 

1 cycle de sieste = 2 cycles nocturnes

3 types de siestes :

  • Micro sieste ou sieste flash : moins de 5 minutes ; le sommeil est léger mais la fatigue s’envole
  • Sieste courte : moins de 30 minutes pour ne pas perturber le sommeil nocturne ; c’est un moment de relaxation et de récupération d’énergie
  • Sieste longue et réparatrice de 1h30 : de manière à récupérer d’une nuit trop courte et à préparer la prochaine ; le sommeil est réparateur

52. Travail en poste et décalages horaires fréquents

  • Troubles du sommeil et de la vigilance
  • Troubles de la vie privée et sociale
  • Troubles psychosomatiques
  • Troubles de l’alimentation
  • Conseils : 1 nuit normale après 2-3 jours de travail de nuit ; repas de midi conservé quitte à se réveiller

53. Fonction des rêves

  • Le rêve appartient au sommeil paradoxal : cerveau et corps se déconnectent d’abord puis le cerveau reprend ses fonctions et les rêves commencent ; les yeux obéissent à un mouvement qui “pourrait” suivre les rêves. Le rêve permet au cerveau de se recharger
  • Les cauchemars permettent de mettre à jour des peurs ou des émotions refoulées et de les métaboliser. Le stress est ainsi digéré… le mental lâchant prise pendant le sommeil, l’intuition trouve des solutions que le mental ne peut pas percevoir
  • Certains médicaments comme les bêtabloquants favorisent les cauchemars
  • La mémoire est inactive pendant le sommeil et pourtant certains se souviennent parfaitement de leurs rêves ou cauchemars

Chapitre 6 : Les troubles du sommeil

  • Insomnies : stress, anxiété, dépression, troubles psychologiques, troubles du rythme, apnée du sommeil
  • Hypersomnies : apnée du sommeil, narcolepsie, autre
  • Parasomnies : somnambulisme, terreur nocturne, cauchemars, troubles du sommeil paradoxal
  • Mais aussi : toux, asthme, troubles urinaires, etc.

Chapitre 7 : Causes des insomnies

  • L’environnement : bruit, chaleur, abus de café ou d’alcool, repas trop riche le soir, maladie perturbante : ulcères gastriques, RGO, médicaments excitants : théophylline, cortisone, bêtabloquant, salbutamol, carence en triptophane, dérèglement hormonal
  • Causes physiques : obésité, manque d’activité physique ou suractivité physique,
  • Causes psychologiques : suite de… naissance enfant, deuil, chirurgie, horaires de travail décalés, contraintes professionnelles qui conditionnent une activité paradoxale des systèmes d’éveil dès que la personne se met au lit d’où : peur de ne pas dormir, anxiété d’endormissement, endormissement spontané devant la télé, difficulté voire impossibilité de faire la sieste qui permet de récupérer, perturbation des habitudes (voyage, hôtel, etc.), sieste trop longue
  • Dépression sous jacente : insomnie de la seconde moitié de la nuit, repli sur soi, forcing pour faire des choses, irritabilité, manque de motivation
  • Anxiété génératrice d’insomnie : insomnie d’endormissement surtout,
  • Pathologie psychiatrique : névrose, psychose, terreurs nocturnes, etc.

Chapitre 8 : Conséquences du manque de sommeil

  • Moral : moins on dort, plus on déprime ; risque de dépression, instabilité émotionnelle, irritabilité
  • Désinvestissement et détachement artificiel des choses de la vie : moins d’attention aux soins du corps (alimentation, toilette, tenue vestimentaire), moins de projets motivants, baisse de la libido. Dilution des liens familiaux et sociaux
  • Taille : l’hormone de croissance est sécrétée exclusivement la nuit, tout comme les hormones sexuelles (puberté)
  • Aggravation de certaines pathologies préexistantes : douleurs musculaires, troubles digestifs fonctionnels, migraines
  •  Hypersensibilité aux stimuli quotidiens : le cerveau reste en éveil, sur le qui-vive
  • Inaptitude grandissante à gérer le stress : alternances fréquentes de l’humeur avec à terme risque de dépression
  • Immunité : baisse des défenses immunitaires
  • Alimentation : augmentation de l’appétence pour les aliments riches en calories, surpoids avec risque d’obésité, diabète de type II, HTA, cholestérol
  • Diminution de la tolérance au glucose : risque de diabète de type I (insulinodépendant)
  • Vision : Baisse de l’acuité visuelle, picotements des yeux, vision floue
  • Douleur : augmentation de la sensibilité à la douleur ou de fourmillements des extrémités
  • Sens : diminution de la perception des 5 sens, ralentissement du temps de réaction musculaire (réflexe)

Chapitre 9 : Quelques indications en cas de :

  • Insomnie occasionnelle : magnesium marin, valériane, tilleul bourgeons, relaxation, repas léger le soir
  • Insomnie et anxiété : millepertuis, Klamastim, Stress, Gemmocalm, hygiène de vie relaxante
  • Insomnie et troubles digestifs : Apaisement de la tête, Klamastim, Stress, Gemmocalm, activité physique, luminothérapie, manger des aliments source de triptophane
  • Insomnie en lien avec l’axe du stress : Sommeil récupérateur, Figuier bourgeon, Stress, activité physique d’endurance, ostéopathie, acupuncture, sophrologie, relaxation
  • Insomnie d’endormissement des enfants : Nuit douce, Tilleul bourgeon, Fleurs de Bach, rituel d’endormissement
  • Insomnie de la ménopause : Sommeil récupérateur, Stress, Klamastim, Gemo féminin

En aucun cas, les plantes et autres produits conseillés ne se substituent à un traitement médical établi par un médecin