Tomber malade

Auteur : Christian Boniteau

Mais comment se fait-il que je tombe malade ?
Tomber malade.
Tomber.

Il me semble que tous les humains qui sont tombés au moment où ils apprenaient à marcher se sont TOUS relevés… la maladie n’est pas une fatalité.

Aucun thérapeute n’a jamais guéri quiconque. Un thérapeute est un accompagnant qui a priori ne sait pas mais qui va chercher avec la connaissance qu’il a du corps humain et qu’il a de son patient. Il s’agit d’un contrat de confiance entre deux personnes : l’une malade qui a la volonté de guérir, l’autre qui ne sait peut-être pas mais qui va proposer des pistes pour améliorer le terrain et remonter l’énergie vitale de son patient. C’est l’énergie vitale qui favorise la rémission puis la guérison.

Voici quelques pistes pour comprendre l’origine de la maladie :

1ère piste : Une faiblesse immunitaire due à un intestin grêle devenu perméable voire hyper perméable (Leaky Gut Syndrom) et à un déséquilibre des flores intestinale dans le gros intestin (côlon) autrement appelé dysbiose intestinale ou déséquilibre du microbiote. Trois questions sont riches d’enseignement : suis-je né(e) par césarienne, comment s’est passée ma naissance et ai-je été allaité(e) ?

2e piste : Un terrain acide et / ou fortement acidifié et c’est la porte ouverte aux irritations, inflammations, infections. Dans ce dernier cas, il faut consulter un médecin. Je rappelle que les deux métiers de la naturopathie sont l’éducation et la prévention. Je rappelle qu’il n’existe pas UNE médecine mais DES médecines.

3e piste : Les maladies iatrogènes (suite à la prise de médicaments) et les maladies nosocomiales (contractées en milieu hospitalier) font la richesse d’un système ô combien pervers dans lequel celui qui a le rôle le plus important (le consommateur, le client, le patient, le malade, l’ignorant) semble bien passif et complaisant. Ce dernier a été conditionné, éduqué, habitué à consommer du médicament en attribuant une confiance aveugle à une médecine bien trop souvent orgueilleuse et imbue d’elle-même

4e piste : L’hérédité. La génétique. Ce que je porte dans mon sang, dans mes gènes

5e piste : L’effondrement de l’axe du stress : hypothalamus – hypophyse – surrénales. Attention, la thyroïde sera la victime collatérale. Une trop grande production de cortisol viendra déséquilibrer tout l’ensemble du système hormonal. L’incapacité à sortir de la pression, à se dégager de ce stress permanent, à remettre de l’ordre dans son système neuro végétatif (ortho et para sympathique) va favoriser une phase phase plateau très longue (stress oxydatif ou durable) : sachant que le corps a ses limites, la question que je pose est “jusqu’à quand le corps va-t-il supporter une telle situation ?”. Quand une personne n’arrive plus à se désadapter, alors “elle va au carton” : burn out, dépression, tentative de suicide, acte manqué type accident, inflammation aiguë foudroyante, fulgurante, AVC, rupture d’anévrisme

6e piste : Un ensemble de facteurs délétères tels que : (liste non exhaustive)

. Carence en oligo-élements, notamment les essentiels
. Carence en acides aminées, notamment les essentiels
. Carence en vitamines
. Déséquilibre hormonal, dysfonctionnement du système endocrinien
. Affections nerveuses, troubles du système nerveux
. Alimentation morbide, troubles du comportement alimentaire
. Manque de sport, d’oxygénation, de lumière, de soleil, de bon air frais
. Trop de sport, pratique intensive de sport (raid, ultra trail, triathlon Iron Man)
. Pression trop forte, harcèlement moral, sous tension perpétuellement
. Prise d’antibiotiques, de cortisone, antidépresseurs, somnifères, anxiolytiques à haute dose et sur de longues périodes
. Rythme biologique non respecté : jour – nuit, repas, saisonnalité
. Manque de visibilité sur son projet de vie, perte de sens, absence de valeurs
. Oubli de rire, de s’amuser, de s’étonner, de découvrir, d’apprendre des choses nouvelles, d’investir des lieux nouveaux
. Grande consommation de café, chocolat, thé
. Consommation régulière de tabac, drogue, alcool
. Incapacité à trouver un équilibre entre :

  • sa vie intime : moi, moi, moi et moi
  • sa vie professionnelle : faire le ce pourquoi on est fait
  • sa vie affective : sa famille ascendante et latérale, sa descendance, son conjoint, ses vrais amis
  • sa vie sociale : les autres, les gens de passages, l’entraide, la solidarité